Galerie d’étouffoir

Le piano, autrement appelé « piano acoustique », est un instrument de musique polyphonique, à clavier. Comme le clavecin, le piano est équipé de cordes tendues sur une caisse de résonance en bois. Seulement, celles du clavecin sont pincées par des sautereaux, alors que sur le piano elles sont frappées par des marteaux. Le piano acoustique se décline en deux types. Les pianos à queue ou pianos de concert dont le cordier est à l’horizontale pour constituer la « queue », et les pianos droits dont le cordier est vertical.

Le clavier d’un piano acoustique est généralement composé de 88 touches (52 blanches et 36 noires). Quand le pianiste enfonce une touche, celle-ci va entraîner les marteaux qui frappent à leur tour les cordes pour les faire vibrer et produire les sons. Le chevalet (une pièce en bois) transmet ensuite la vibration des cordes vers la table d’harmonie qui a pour fonction d’amplifier les sons. Lorsque la touche du clavier est relâchée, l’étouffoir appuie sur les cordes du piano pour stopper leur vibration et étouffer les émissions sonores. Les étouffoirs sont des lames de bois armées par dessous d’une petite tête de bois garnie de feutre. En général, il en existe 65 à 67 sur un piano, les deux dernières octaves ne sont pas équipées.

Afin de conserver toutes les performances et qualités musicales du piano, il est nécessaire de lui apporter un entretien régulier. L’entretien du piano comporte l’accordage régulier (ajustement de la tension des cordes par l’accordeur), l’harmonisation (entretien des feutres de marteau, d’étouffoir, etc.), mais aussi les réglages mécaniques nécessaires.

La galerie d’étouffoir est un morceau de bois, orienté perpendiculairement au plan de cordes, qui supporte les étouffoirs. Elle est constituée de nombreux alésages dans lesquels glissent les tiges d’étouffoir en mouvement de va-et-vient (ascendant et descendant). La galerie d’étouffoir doit être bien entretenue. Par exemple, les casimirs de la galerie ne doivent pas coincer la tige pour assurer un coulissement parfait de l’étouffoir.

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