Mouches d’enfoncement

Pour qu’un pianiste arrive à bien jouer le morceau de Chopin et pour que l’instrument procure la sonorité idéale, il est nécessaire que le réglage d’un piano soit bien exécuté. Certes, il ne faut pas confondre cet ajustement avec l’accordage ou l’harmonisation du piano. Il consiste pour l’accordeur de piano à mettre au point les nombreuses pièces du clavier afin d’obtenir un toucher franc, dynamique, fluide et régulier.

Pour qu’un piano à queue, un piano droit, un piano numérique ou un piano acoustique fonctionne à merveille, les claviers doivent être du même niveau. Dans le châssis (cadre sur lequel reposent les touches), il existe une barre d’enfoncement, une barre de balancier et une barre de bout de touche. Ces deux premières barres supportent les pointes d’enfoncement, où sont positionnées les « mouches » qui sont des rondelles de feutre tressé ou des rondelles de papier superposées en plusieurs couches.

Cette mouche assure la profondeur d’enfoncement des touches du piano. La mouche en feutre permet un mouvement silencieux de ces instruments de musique. Et la mouche en papier (forme et épaisseur variables) est une sorte de cale qui assure l’ajustement des hauteurs et profondeurs. Que ce soit dans un piano d’étude, un piano pleyel ou un piano neuf, le feutre doit être ferme tout en restant souple. Effectivement, un feutre mou génère un effet désagréable au toucher.

D’une manière générale, chaque touche de clavier doit s’enfoncer à 10 mm environ, mais peut être réglée entre 9 et 12 mm. Pour avoir la même hauteur au toucher, l’ajustement doit être bien égal sur les 88 touches qui constituent le clavier. Et ce sont les mouches des pianos qui vont régler cet enfoncement, en enlevant ou en ajoutant.

Lors de l’entretien des pianos, les pointes et les barres d’enfoncement sont à nettoyer et à désoxyder en premier lieu, notamment pour un piano ancien. Quant à la mouche d’enfoncement, il est possible de la remplacer auprès d’un magasin de musique.

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